Il n’y a rien de plus horrible que de finir un bon livre.
En soi, lire un bon livre est une expérience solitaire qui vous déprime autant qu’elle vous enchante : vous n’avez en effet qu’une envie (hormis le déchirant besoin de lire, lire, lire et lire jusqu’à plus soif), c’est d’en parler. Vous aimeriez débattre pendant des heures des issues possibles pour les personnages, de vos scènes préférées ; vous voudriez exprimer votre enthousiasme à voix haute, prendre vos amis par le col de leur chemise et les secouer en essayant de les convaincre qu’il faut absolument qu’ils lisent le pavé que vous êtes en train d’engloutir avec avidité.
Bien entendu, personne ne lit jamais le même livre que vous - les probabilités seront d’autant plus minces s’il s’agit d’une brique de mille pages à vingt-cinq euros. Et, si le livre en question doit être lu un jour par quelqu’un de votre entourage, ce ne sera certainement pas en même temps. Bref, vous êtes seule. Vous vivez quelque chose de fantastique, mais qui ne se partage pas.
Lire un roman génial, c’est comme partir à l’autre bout du monde en solitaire, comme s’enfiler une boite de chocolats devant un bon film quand personne n’est à la maison, comme recevoir une lettre d’amour. C’est beau parce que ça n’appartient qu’à vous, mais c’est un peu triste car ça n’a pas vocation à être partagé ; en tous cas, pas sur le moment. Ceci dit, la sensation ne serait sans doute pas la même non plus si, justement, l’instant était vécu à deux ; le délicieux petit plaisir coupable qui vous prend dans ces moments là ne saurait être échangé contre tout l’or du monde. Un peu d’égoïsme, ça fait parfois du bien.
Toujours est-il que, non contente d’être triste du fait que vous mourrez d’envie de partager votre lecture et le milliard d’impressions qui vont avec, vous êtes désormais inconsolable car ça y est – vous avez terminé le bon livre en question.
C’est affreux. Vous auriez pu continuer pendant encore des semaines ; c’est, du moins, l’impression que vous aviez. Les personnages, l’ambiance, tout va terriblement vous manquer. Vous vous sentez seule, pour ne pas dire abandonnée, et vous savez que vous aller passer la soirée à faire des recherches sur internet, vérifiant la véracité des faits, traquant la moindre piste d’adaptation cinématographique, engloutissant les critiques.
Tout cela est probablement pathétique, mais vous assumez. Vous aimez les livres au moins autant que le cinéma ; une bonne histoire, quand elle est bien racontée, est la chose la plus merveilleuse du monde – peu importe le média.
(Chose amusante, si vous repensez à tout ce que vous avez vu et lu depuis le premier janvier de l’an de grâce deux mille treize, un seul film sort du lot… contre au moins trois livres.) *
Voilà pourquoi vous avez été absolument horrifiée quand, lors de votre dernière mission en temps qu’hôtesse d’accueil, l’une de vos collègues a déboulé en clamant fièrement qu’elle n’avait jamais lu un livre. JAMAIS. LU. UN. LIVRE.
HALL D’ACCUEIL – INT/JOUR
Kimberly (appelons-la ainsi) déboule dans le hall ; elle remplace l’hôtesse du bâtiment voisin et rejoint ses collègues pour déjeuner. Non contente de pas porter le tailleur noir réglementaire, elle est vêtue d’un pantalon léopard pour le moins vulgaire, et évoque terriblement aux autres un personnage de la série « Jersey Shore »… si tant est que l’on peut appeler cette chose une série, cela va sans dire.
KIMBERLY
Salut les filles !
(ellipse – gnagnagna, dialogue inutile)
Vous devinerez jamais – je me suis acheté un livre ! Haha ouais ! Vous imaginez, j’ai jamais lu un livre, jamais, et là c’est le premier que j’achète de ma vie. Moi !
(oui, alors, comment vous dire, mademoiselle… il n’y a pas vraiment de quoi se vanter, en fait.)
KIMBERLY
Chuis trop déçue, parce que j’ai acheté « 50 nuances de Grey », on m’avait dit que c’était que du cul – et en fait que dalle ! C’est pas du cul, c’est des pauvres phrases pour les ménagères en manque… L’arnaque, quoi.
En plus, attendez – l’héroïne a vingt-deux ans et elle n’a JAMAIS FAIT L’AMOUR ! Elle est vierge, putain, haha, non mais vous imaginez, vierge à vint-deux ans, la honte ! Ca aurait du être fait depuis longtemps, pauvre fille quoi !
FIN DE LA SCENE – SUICIDE DES PERSONNAGES PRINCIPAUX, CONSTERNÉS.
Voilà. Ce billet est plus ou moins hors-sujet, mais il vous fallait faire part de votre abominable découverte – ce genre d’individus EXISTE !
Cela vous motive légèrement à persévérer pour sortir de là.
* Les oeuvres en question étant:
- Cloud Atlas, d’Andy & Lana Wachowski et Tom Tykwer
- « Comment je suis devenu un écrivain célèbre », de Steve Hely
- « Terreur », de Dan Simmons
- « 22/11/63 », de Stephen King
mardi 26 mars 2013
jeudi 21 mars 2013
Le coup de fil maudit et autres histoires.
Six mois que vous repoussez un coup de fil. Six mois. Mais vous ne le sentiez PAS DU TOUT !
Pour votre mère, encore un merveilleux contact censé vous apporter la gloire et la fortune – ou, du moins, un emploi dans le délicieux milieu du cinéma.
Pour vous, une épine dans le pied (vous cherchez encore une traduction vulgaire à souhait de l’expression « a pain in the ass »), le plan foireux numéro quatre cent quatre-vingt trois, l’appel passé à contrecœur et qui va ajouter une ligne sur la déjà longue liste de vos obscures activités.
Parce que vous commencez à bien le connaître, ce coquin de sort : là où certaines personnes ont un piston unique qui change leur vie, vous cumulez les fausses pistes et les siphonnés du bulbe. Oh, il y en a, des gens sympas. Mais les gens sympas ET qui vous aideront à pénétrer ce milieu aussi étroit et fermé que l’utérus d’une vieille catholique atteinte de vaginisme, vous n’y croyez plus. Même avec un bon litre de Poppers.
Pour cette année, vous êtes déjà professeur de cinéma (bénévole), et directrice de mémoire (des péripéties qui auront droit à leur article, cela va sans dire). Autant avouer que vous avez atteint votre quota de grand n’importe quoi, et que vous ne souhaitiez pas passer le fameux coup de fil (bon, d’accord, c’est assez calme pour cette année ; on ne vous a pas demandé de faire la captation d’un spectacle son et lumière en plein air pour trois mille personnes, certes).
Accessoirement, vous détestez l’idée d’appeler de parfaits inconnus pour quémander.
Le hic, c’est que forcément, au bout de six mois, votre mère s’impatiente. Le fameux contact, l’ami d’un ami (la bonne blague), attend semble-t-il que vous l’appeliez.
Vous avez pris votre courage à deux mains il y a cinq jours. Inspiration, expiration, inspiration, allez, hop, allô. Une sonnerie. Deux sonneries. Vous commencez à prier pour tomber sur un répondeur.
« Allô ? Ouais, je peux pas vous parler là, je suis en tournage. Rappelez lundi ou mardi ».
Cinq jours plus tard (mercredi, donc, parce que vous avez, bien entendu, repoussé l’échéance au maximum)… Une sonnerie. Deux sonneries. Un répondeur, par pitié…
« Allô ? Ouais, vous m’avez déjà appelé vendredi… Mais je suis en ligne là, vous pouvez rappeler dans dix minutes ? »
Hey ! Vous avez une super idée à proposer – un concept novateur et d’une modernité résolument renversante : SI TU NE PEUX PAS PARLER, NE REPONDS PAS A TON PUTAIN DE TELEPHONE. Merci.
Dix minutes plus tard, le type finit par vous rappeler ; cela vous évite au moins l’humiliation d’un troisième appel avec présentation maladroite à la clé. C’est, du moins, ce que vous pensez sur le moment ; ce coup de fil va, en effet, s’avérer être un sérieux concurrent à la Palme d’Or de la conversation catastrophique.
Votre interlocuteur ne sait pas quoi vous dire, ne sait pas quoi faire pour vous, n’assimile pas qui vous êtes et ce que vous faites (« Non, je ne suis PLUS étudiante » devra être répété pas moins de trois fois) et surtout, surtout, marque des silences ahurissants pendant lesquels il finit lui-même par dire « Allô ? », pensant que la communication a été coupée.
Vous, essayant de détendre l’atmosphère, décidez de la jouer super cool ; or, vos pathétiques tentatives d’humour et de rires intelligents ne ressortent que sous la forme de gloussements gênés et ridicules. Vous vouliez passer pour une femme raffinée faisant de l’esprit avec un porte-cigarette entre les doigts, dans un film en noir et blanc, et vous êtes pratiquement sûre que vous apparaissez plutôt comme Bridget Jones dans un de ses mauvais jours. Vous imaginez votre interlocuteur roulant des yeux, pensant avoir affaire à une crétine qui ne travaille sans doute pas du fait de son léger retard mental.
Sérieusement, que voulez-vous dire lorsque la personne que l’on vous force à contacter et qui « attend votre appel » se borne à vous répéter « je n’ai pas de travail pour vous, qu’est-ce que vous attendez de moi ? ».
Le type – pas méchant, au demeurant, simplement à côté de la plaque – note finalement votre numéro, et vous promet de vous rappeler pour une éventuelle rencontre.
C’est cela, oui.
Et demain, il va pleuvoir des licornes qui chient des burritos.
Pitié. Est-ce trop demander que d’avoir affaire à une personne normale, pour un entretien normal, pour un travail un tant soit peu intéressant ? Combien de rencontres ahurissantes vous faudra-t-il endurer pour pouvoir enfin avoir la chance de trouver un poste dans votre domaine ?
Vous rêvez d’une rencontre où l’on ne vous regardera pas comme la dernière des demeurées parce qu’à vingt-neuf ans, vous n’avez jamais eu le statut intermittent. Où l’on ne vous prendra pas de haut parce qu’à votre âge, et malgré vos prétentions, vous n’avez jamais travaillé sur un long-métrage. Une rencontre où l’on ne vous insultera pas quand vous dites que vous n’avez pas le permis de conduire.
Ah, oui, digression – le fameux papier rose.
Chaque entretien est une humiliation, et le permis de conduire en est parfois l’étourdissante apothéose. A presque trente ans, ne pas avoir le permis de conduire, si vous en croyez les réactions diverses et variées auxquelles vous avez droit, c’est pire que d’être vierge, ou illettrée ; c’est encore pire que si vous n’aviez pas le bac. Si vous n’avez pas le permis, vous êtes assurément une handicapée moteur (sans mauvais jeu de mot), une attardée mentale, un légume bavant et incapable de mener une vie autonome.
Vous savez aligner deux mots, vous avez le bac, vous pouvez vivre seule et votre vie sexuelle va très bien, merci. De quel droit un parfait inconnu vous juge-t-il ? Vous n’avez pas à lui exposer votre situation financière ou vos choix de vie. Vous n’avez pas à vous justifier… ce que vous terminez immanquablement par faire, en baragouinant de pitoyables excuses derrière votre café.
Eh bien vous êtes navrée, mais étant donné les difficultés que vous avez à mettre de l’argent de côté, il vous est difficile, quand vous avez sauvé deux mille euros, de les utiliser dans le seul but de passer trois heures dans les encombrements parisiens, afin d’aller chercher un acteur en bas de chez lui pour l’emmener en tournage du côté de Melun, Meaux ou Dieu sait quelle ville dortoir de la grande banlieue n’ayant aucune raison d’exister, si ce n’est de faire damner toute personne désireuse de se rendre sur un tournage. Etrangement, vous préférez acheter un billet d’avion avec, quitte à vous faire insulter par un intermittent arrogant qui a décidé que vous aviez une tête de conne juste parce que vous étiez polie.
(Rhaaaaa. Ca fait du bien.)
La vérité, c’est que vous n’y croyez plus vraiment. Vous ne travaillerez jamais dans une boîte de production sympathique. Vous ne serez jamais deuxième ou troisième assistante réalisateur, en charge des figurants. Votre seul espoir, c’est de réussir à vous frayer un chemin dans le clip ou le court-métrage, et de réaliser un film institutionnel de temps à autres. Mais pour l’instant, ce dont vous avez l’impression, c’est que vous êtes tout autant cinéaste que la caissière du Monoprix ou la serveuse du McDo.
(Pardon, ô lecteur, pour cette longue complainte cinématographique même pas drôle. Cet article n’était pas prévu, mais votre journée a été particulièrement longue et riche en mauvaises nouvelles. Le prochain billet sera plus fun, c’est promis !)
Pour votre mère, encore un merveilleux contact censé vous apporter la gloire et la fortune – ou, du moins, un emploi dans le délicieux milieu du cinéma.
Pour vous, une épine dans le pied (vous cherchez encore une traduction vulgaire à souhait de l’expression « a pain in the ass »), le plan foireux numéro quatre cent quatre-vingt trois, l’appel passé à contrecœur et qui va ajouter une ligne sur la déjà longue liste de vos obscures activités.
Parce que vous commencez à bien le connaître, ce coquin de sort : là où certaines personnes ont un piston unique qui change leur vie, vous cumulez les fausses pistes et les siphonnés du bulbe. Oh, il y en a, des gens sympas. Mais les gens sympas ET qui vous aideront à pénétrer ce milieu aussi étroit et fermé que l’utérus d’une vieille catholique atteinte de vaginisme, vous n’y croyez plus. Même avec un bon litre de Poppers.
Pour cette année, vous êtes déjà professeur de cinéma (bénévole), et directrice de mémoire (des péripéties qui auront droit à leur article, cela va sans dire). Autant avouer que vous avez atteint votre quota de grand n’importe quoi, et que vous ne souhaitiez pas passer le fameux coup de fil (bon, d’accord, c’est assez calme pour cette année ; on ne vous a pas demandé de faire la captation d’un spectacle son et lumière en plein air pour trois mille personnes, certes).
Accessoirement, vous détestez l’idée d’appeler de parfaits inconnus pour quémander.
Le hic, c’est que forcément, au bout de six mois, votre mère s’impatiente. Le fameux contact, l’ami d’un ami (la bonne blague), attend semble-t-il que vous l’appeliez.
Vous avez pris votre courage à deux mains il y a cinq jours. Inspiration, expiration, inspiration, allez, hop, allô. Une sonnerie. Deux sonneries. Vous commencez à prier pour tomber sur un répondeur.
« Allô ? Ouais, je peux pas vous parler là, je suis en tournage. Rappelez lundi ou mardi ».
Cinq jours plus tard (mercredi, donc, parce que vous avez, bien entendu, repoussé l’échéance au maximum)… Une sonnerie. Deux sonneries. Un répondeur, par pitié…
« Allô ? Ouais, vous m’avez déjà appelé vendredi… Mais je suis en ligne là, vous pouvez rappeler dans dix minutes ? »
Hey ! Vous avez une super idée à proposer – un concept novateur et d’une modernité résolument renversante : SI TU NE PEUX PAS PARLER, NE REPONDS PAS A TON PUTAIN DE TELEPHONE. Merci.
Dix minutes plus tard, le type finit par vous rappeler ; cela vous évite au moins l’humiliation d’un troisième appel avec présentation maladroite à la clé. C’est, du moins, ce que vous pensez sur le moment ; ce coup de fil va, en effet, s’avérer être un sérieux concurrent à la Palme d’Or de la conversation catastrophique.
Votre interlocuteur ne sait pas quoi vous dire, ne sait pas quoi faire pour vous, n’assimile pas qui vous êtes et ce que vous faites (« Non, je ne suis PLUS étudiante » devra être répété pas moins de trois fois) et surtout, surtout, marque des silences ahurissants pendant lesquels il finit lui-même par dire « Allô ? », pensant que la communication a été coupée.
Vous, essayant de détendre l’atmosphère, décidez de la jouer super cool ; or, vos pathétiques tentatives d’humour et de rires intelligents ne ressortent que sous la forme de gloussements gênés et ridicules. Vous vouliez passer pour une femme raffinée faisant de l’esprit avec un porte-cigarette entre les doigts, dans un film en noir et blanc, et vous êtes pratiquement sûre que vous apparaissez plutôt comme Bridget Jones dans un de ses mauvais jours. Vous imaginez votre interlocuteur roulant des yeux, pensant avoir affaire à une crétine qui ne travaille sans doute pas du fait de son léger retard mental.
Sérieusement, que voulez-vous dire lorsque la personne que l’on vous force à contacter et qui « attend votre appel » se borne à vous répéter « je n’ai pas de travail pour vous, qu’est-ce que vous attendez de moi ? ».
Le type – pas méchant, au demeurant, simplement à côté de la plaque – note finalement votre numéro, et vous promet de vous rappeler pour une éventuelle rencontre.
C’est cela, oui.
Et demain, il va pleuvoir des licornes qui chient des burritos.
Pitié. Est-ce trop demander que d’avoir affaire à une personne normale, pour un entretien normal, pour un travail un tant soit peu intéressant ? Combien de rencontres ahurissantes vous faudra-t-il endurer pour pouvoir enfin avoir la chance de trouver un poste dans votre domaine ?
Vous rêvez d’une rencontre où l’on ne vous regardera pas comme la dernière des demeurées parce qu’à vingt-neuf ans, vous n’avez jamais eu le statut intermittent. Où l’on ne vous prendra pas de haut parce qu’à votre âge, et malgré vos prétentions, vous n’avez jamais travaillé sur un long-métrage. Une rencontre où l’on ne vous insultera pas quand vous dites que vous n’avez pas le permis de conduire.
Ah, oui, digression – le fameux papier rose.
Chaque entretien est une humiliation, et le permis de conduire en est parfois l’étourdissante apothéose. A presque trente ans, ne pas avoir le permis de conduire, si vous en croyez les réactions diverses et variées auxquelles vous avez droit, c’est pire que d’être vierge, ou illettrée ; c’est encore pire que si vous n’aviez pas le bac. Si vous n’avez pas le permis, vous êtes assurément une handicapée moteur (sans mauvais jeu de mot), une attardée mentale, un légume bavant et incapable de mener une vie autonome.
Vous savez aligner deux mots, vous avez le bac, vous pouvez vivre seule et votre vie sexuelle va très bien, merci. De quel droit un parfait inconnu vous juge-t-il ? Vous n’avez pas à lui exposer votre situation financière ou vos choix de vie. Vous n’avez pas à vous justifier… ce que vous terminez immanquablement par faire, en baragouinant de pitoyables excuses derrière votre café.
Eh bien vous êtes navrée, mais étant donné les difficultés que vous avez à mettre de l’argent de côté, il vous est difficile, quand vous avez sauvé deux mille euros, de les utiliser dans le seul but de passer trois heures dans les encombrements parisiens, afin d’aller chercher un acteur en bas de chez lui pour l’emmener en tournage du côté de Melun, Meaux ou Dieu sait quelle ville dortoir de la grande banlieue n’ayant aucune raison d’exister, si ce n’est de faire damner toute personne désireuse de se rendre sur un tournage. Etrangement, vous préférez acheter un billet d’avion avec, quitte à vous faire insulter par un intermittent arrogant qui a décidé que vous aviez une tête de conne juste parce que vous étiez polie.
(Rhaaaaa. Ca fait du bien.)
La vérité, c’est que vous n’y croyez plus vraiment. Vous ne travaillerez jamais dans une boîte de production sympathique. Vous ne serez jamais deuxième ou troisième assistante réalisateur, en charge des figurants. Votre seul espoir, c’est de réussir à vous frayer un chemin dans le clip ou le court-métrage, et de réaliser un film institutionnel de temps à autres. Mais pour l’instant, ce dont vous avez l’impression, c’est que vous êtes tout autant cinéaste que la caissière du Monoprix ou la serveuse du McDo.
(Pardon, ô lecteur, pour cette longue complainte cinématographique même pas drôle. Cet article n’était pas prévu, mais votre journée a été particulièrement longue et riche en mauvaises nouvelles. Le prochain billet sera plus fun, c’est promis !)
vendredi 15 mars 2013
Pop!ular
Quand vous avez commencé ce blog, vous ne saviez pas vraiment à quoi vous attendre. Vous mourriez d’envie de raconter vos aventures, mais vous n’aviez pas la plus petite idée de ce qui pourrait se passer.
Certes, vous n’espériez pas vraiment connaître le succès d’Anna Sam ; vous saviez que vous ne vous feriez pas publier, et que vos écrits ne seraient pas adaptés en six saisons à la télévision, puis un long-métrage – vous ne saviez même pas si vos considérations, vos plaintes et vos fantasmes intéresseraient quelqu’un. Il fallait juste que ça sorte, voilà!
Et puis les gens ont lu. Il y a eu des compliments, il y a eu des critiques, mais savoir que l’on est lu procure tout de même une joie fantastique (oui, c’est la minute premier degré). C’est exactement comme lorsque l’on fait un court-métrage ou un clip et que, en plus de voir les vues augmenter, on reçoit des commentaires de parfaits inconnus ayant pris quelques minutes de leur temps pour vous faire part de leurs impressions. C’est génial. C’est youpi. Ça donne envie de continuer… et il en faut, des raisons de continuer !
Tout cela pour dire que, même si ce modeste blog est loin d’atteindre les cent-mille vues chaque mois (ben oui – il en fait un million. Ha, ha, ha), il vous a permis de faire des rencontres. De très, très belles rencontres, et vous ne parlez pas là d’un speed-dating douteux autour d’un plateau de brochettes bœuf-fromage sur une reprise de « My heart will go on » en chinois (le lecteur assidu se rappellera que vous êtes accessoirement loin d’être célibataire, et que vous avez le plaisir d’avoir un petit-ami pour qui le piston fonctionne, tssss).
Ce message niais et dégoulinant de bonheur amical a donc pour unique fonction d’honorer ces délicieuses rencontres ; merci, ô amis lecteurs et désormais parfois amis tout court, de me soutenir, de croire en moi ou simplement de m’écouter râler. Vous me confortez dans l’idée que ce blog n’était pas une si mauvaise chose !
Pour finir, voici une photo de votre petite joie de la semaine : un beau dessin fait rien que pour vous, huhuhu (oui, parfois vous êtes une fille, et vous gloussez), par le très cher Amiral (http://amiraldessin.com/). Elle est pas belle, la vie ?
Certes, vous n’espériez pas vraiment connaître le succès d’Anna Sam ; vous saviez que vous ne vous feriez pas publier, et que vos écrits ne seraient pas adaptés en six saisons à la télévision, puis un long-métrage – vous ne saviez même pas si vos considérations, vos plaintes et vos fantasmes intéresseraient quelqu’un. Il fallait juste que ça sorte, voilà!
Et puis les gens ont lu. Il y a eu des compliments, il y a eu des critiques, mais savoir que l’on est lu procure tout de même une joie fantastique (oui, c’est la minute premier degré). C’est exactement comme lorsque l’on fait un court-métrage ou un clip et que, en plus de voir les vues augmenter, on reçoit des commentaires de parfaits inconnus ayant pris quelques minutes de leur temps pour vous faire part de leurs impressions. C’est génial. C’est youpi. Ça donne envie de continuer… et il en faut, des raisons de continuer !
Tout cela pour dire que, même si ce modeste blog est loin d’atteindre les cent-mille vues chaque mois (ben oui – il en fait un million. Ha, ha, ha), il vous a permis de faire des rencontres. De très, très belles rencontres, et vous ne parlez pas là d’un speed-dating douteux autour d’un plateau de brochettes bœuf-fromage sur une reprise de « My heart will go on » en chinois (le lecteur assidu se rappellera que vous êtes accessoirement loin d’être célibataire, et que vous avez le plaisir d’avoir un petit-ami pour qui le piston fonctionne, tssss).
Ce message niais et dégoulinant de bonheur amical a donc pour unique fonction d’honorer ces délicieuses rencontres ; merci, ô amis lecteurs et désormais parfois amis tout court, de me soutenir, de croire en moi ou simplement de m’écouter râler. Vous me confortez dans l’idée que ce blog n’était pas une si mauvaise chose !
Pour finir, voici une photo de votre petite joie de la semaine : un beau dessin fait rien que pour vous, huhuhu (oui, parfois vous êtes une fille, et vous gloussez), par le très cher Amiral (http://amiraldessin.com/). Elle est pas belle, la vie ?
lundi 31 décembre 2012
2012.
Bon. La fin du monde n’a pas eu lieu, et vous n’avez par conséquent même pas eu l’occasion d’être sauvée par John Cusack. Quelle déception !
Ne soyons pas rancuniers : 2012 mérite toutefois son petit bilan.
2012, c’est donc, pour vous:
- 2 clips
- 1 très court-métrage (merci, concours Nikon)
- 128 cacas nerveux (64 par clip, en moyenne)
- 242 personnes qui sont passées devant vous sans vous saluer parce que bon, hein, c’est bien connu, les hôtesses d’accueil sont des cruches qui n’ont pas fait d’études et ne méritent même pas un regard
- 66 séances de cinéma (vous êtes décidément en petite forme)
- 1 séance que vous avez payée, parce que votre carte UGC était restée dans un autre jean (10,80 pour « Camille Redouble », putain…)
- 1 série culte (vous êtes devenues accro à « Community »)
- 28 danseurs à diriger (vous voulez définitivement faire une comédie musicale un jour)
- 1 zombie (votre premier !) et quelques beaux morts-vivants
- 1 bagarre (bon, d’accord, une semi-bagarre)
- 2 refus des commissions de financement régionales (« votre court-métrage est vraiment très bien écrit, mais il n’y a pas de message »)…
- 1 autographe de Steven Spielberg, et la bourde qui va avec…
- 1 Steven Spielberg, quand même, quoi !
Et hop ! En bonus, vos films préférés de l’année, ceux qui vous ont encore plus donné envie de faire du cinéma, de croquer le Septième Art à pleines dents, d’en faire votre vie :
1) Skyfall. Parce que ça faisait longtemps que vous n’aviez pas vu un film avec un désir de cinéma aussi absolu. Parce que vous en avez savouré chaque minute, que vous avez ri, que vous avez frissonné. Parce que vous n’aviez pas vu de plans aussi sublimes depuis longtemps. Et parce que jamais vous n’auriez pensé aimer autant un James Bond.
2) Starbuck. Parce que vous avez rarement été aussi émue, aussi transportée, aussi touchée, aussi enthousiasmée. Et pourtant, Dieu sait que vous détestez les enfants !
3) Ted. Parce que vous auriez VOULU faire ce film. Parce que vous vous êtes retrouvée dans l’humour, dans les références géniales aux années 80. Parce que Seth McFarlane est le dieu de la comédie. Parce que qui, franchement, arrive à être aussi drôle ?
4) Argo. Parce que c’est une sacrée déclaration d’amour à la magie du cinéma, et que vous en auriez pleuré de bonheur.
5) Cheval de Guerre. Parce que le plan séquence dans les tranchées vous hante encore. Parce que vous avez détesté le début avec le gamin, et que vous êtes tombée amoureuse du reste du film. Parce que peu de réalisateurs savent faire ça de toutes façons…
Et puis il y a les moments de bonheurs : God Bless America, qui n’est pas parfait mais tellement attachant, tellement savoureux, tellement JUBILATOIRE ; Rebelle, sublime ; Radiostars (si, si, un film français), qui vous a émue et vous a fait sourire, et Dieu sait que c’est difficile ; Moi, Député, qui vous a franchement fait pleurer de rire ; Le Hobbit, bien sûr, pour le bonheur des retrouvailles ; Avengers, plaisir coupable, du fun non-stop, du grand, grand, grand cinéma pop-corn ; Les Femmes du Bus 678, merveille d’émotion et de révolte ; The Impossible, impossible à détester ; Dark Shadows, qui n’est peut-être pas le meilleur Burton, mais dont certains moments étaient tout de même particulièrement jubilatoires ; Jason Bourne : l’héritage, que vous pensiez détester et qui vous a scotchée pendant deux heures ; et enfin le Millenium de Fincher, pour son incroyable générique d’ouverture…
L’année n’est pas tout à fait terminée, et vous avez raté pas mal de films ; le classement aurait sans doute été différent si vous aviez vu Frankenweenie, John Carter ou encore Les Bêtes du Sud Sauvage. Mais en attendant, quand même… qu’est-ce que c’était bon!
Bonne année à tous, Merry Pippin, soyez sages, et à l’année prochaine!
Ne soyons pas rancuniers : 2012 mérite toutefois son petit bilan.
2012, c’est donc, pour vous:
- 2 clips
- 1 très court-métrage (merci, concours Nikon)
- 128 cacas nerveux (64 par clip, en moyenne)
- 242 personnes qui sont passées devant vous sans vous saluer parce que bon, hein, c’est bien connu, les hôtesses d’accueil sont des cruches qui n’ont pas fait d’études et ne méritent même pas un regard
- 66 séances de cinéma (vous êtes décidément en petite forme)
- 1 séance que vous avez payée, parce que votre carte UGC était restée dans un autre jean (10,80 pour « Camille Redouble », putain…)
- 1 série culte (vous êtes devenues accro à « Community »)
- 28 danseurs à diriger (vous voulez définitivement faire une comédie musicale un jour)
- 1 zombie (votre premier !) et quelques beaux morts-vivants
- 1 bagarre (bon, d’accord, une semi-bagarre)
- 2 refus des commissions de financement régionales (« votre court-métrage est vraiment très bien écrit, mais il n’y a pas de message »)…
- 1 autographe de Steven Spielberg, et la bourde qui va avec…
- 1 Steven Spielberg, quand même, quoi !
Et hop ! En bonus, vos films préférés de l’année, ceux qui vous ont encore plus donné envie de faire du cinéma, de croquer le Septième Art à pleines dents, d’en faire votre vie :
1) Skyfall. Parce que ça faisait longtemps que vous n’aviez pas vu un film avec un désir de cinéma aussi absolu. Parce que vous en avez savouré chaque minute, que vous avez ri, que vous avez frissonné. Parce que vous n’aviez pas vu de plans aussi sublimes depuis longtemps. Et parce que jamais vous n’auriez pensé aimer autant un James Bond.
2) Starbuck. Parce que vous avez rarement été aussi émue, aussi transportée, aussi touchée, aussi enthousiasmée. Et pourtant, Dieu sait que vous détestez les enfants !
3) Ted. Parce que vous auriez VOULU faire ce film. Parce que vous vous êtes retrouvée dans l’humour, dans les références géniales aux années 80. Parce que Seth McFarlane est le dieu de la comédie. Parce que qui, franchement, arrive à être aussi drôle ?
4) Argo. Parce que c’est une sacrée déclaration d’amour à la magie du cinéma, et que vous en auriez pleuré de bonheur.
5) Cheval de Guerre. Parce que le plan séquence dans les tranchées vous hante encore. Parce que vous avez détesté le début avec le gamin, et que vous êtes tombée amoureuse du reste du film. Parce que peu de réalisateurs savent faire ça de toutes façons…
Et puis il y a les moments de bonheurs : God Bless America, qui n’est pas parfait mais tellement attachant, tellement savoureux, tellement JUBILATOIRE ; Rebelle, sublime ; Radiostars (si, si, un film français), qui vous a émue et vous a fait sourire, et Dieu sait que c’est difficile ; Moi, Député, qui vous a franchement fait pleurer de rire ; Le Hobbit, bien sûr, pour le bonheur des retrouvailles ; Avengers, plaisir coupable, du fun non-stop, du grand, grand, grand cinéma pop-corn ; Les Femmes du Bus 678, merveille d’émotion et de révolte ; The Impossible, impossible à détester ; Dark Shadows, qui n’est peut-être pas le meilleur Burton, mais dont certains moments étaient tout de même particulièrement jubilatoires ; Jason Bourne : l’héritage, que vous pensiez détester et qui vous a scotchée pendant deux heures ; et enfin le Millenium de Fincher, pour son incroyable générique d’ouverture…
L’année n’est pas tout à fait terminée, et vous avez raté pas mal de films ; le classement aurait sans doute été différent si vous aviez vu Frankenweenie, John Carter ou encore Les Bêtes du Sud Sauvage. Mais en attendant, quand même… qu’est-ce que c’était bon!
Bonne année à tous, Merry Pippin, soyez sages, et à l’année prochaine!
dimanche 18 novembre 2012
Kick-Ass.
Ca y est, vous l’avez fait. Vous avez craqué. Vous avez riposté contre le sinistre personnage qui avait décidé de ruiner votre séance de cinéma…
Des années que vous serrez les dents, que vous ne dites rien et que vous fantasmez en secret sur les mille sévices que vous pourriez faire subir aux sombres crétins qui parlent, crient, téléphonent dans les salles obscures. Ceux qui shootent en continu dans les fauteuils, qui décident de faire pleuvoir du pop-corn, voire même qui profitent du rang du fond pour une fellation (si, si).
Parce que nom de Zeux, on RESPECTE LE FILM !
Mais là… là… !
Vous étiez allée voir « Looper ».
Il faut savoir que les abrutis dans les salles de cinéma, c’est comme les envies de faire pipi ou le pop-corn bruyant : ça n’arrive jamais durant un film que vous n’avez pas envie de voir. Vous avez passé les heures les plus tranquilles de votre vie devant des longs-métrages fades et inintéressants ; le visionnage d’un grand film a toujours été une lutte acharnée pour la tranquillité – le plus grand luxe que vous offre votre carte illimitée, c’est celui de pouvoir partir si vous constatez qu’il n’y a plus de bonnes places, ou que la salle est remplie de dégénérés du bulbe.
Vous n’avez rien contre les salles pleines, non – les avants premières sont d’ailleurs souvent très agréables : la salle est, pour le coup, remplie d’un public désirant vraiment voir le film, et il n’y a rien de meilleur que de rire ou de crier en chœur.
Fin de la digression. Ce que vous essayez de dire, c’est qu’une séance de cinéma, ça relève du sacré. PARFAITEMENT !
« Looper », donc. Le tunnel de publicité passé, les lumières s’éteignent et le film commence. Et voilà, hop, quatre jeunes gens fort distingués entrent par la sortie et décident de s’inviter.
Qu’ils ne paient pas, vous vous en fichez comme de votre premier cours de vidéo – vous pourriez même presque trouver ça beau, en bonne naïve que vous êtes : « comme c’est émouvant, ces gens qui ont tellement envie de voir un bon film, et qui osent braver la loi pour faire triompher le cinéma ! »
Euh. Ouais. Ca doit surtout être parce qu’il fait plus chaud à l’intérieur.
Les voici donc qui se scindent en deux groupes, un à gauche, un à droite. Le premier groupe monte les escaliers et s’approche dangereusement de vous. Joseph Gordon-Levitt est à l’écran depuis une minute environ, mais vous n’arrivez pas à vous concentrer sur lui. Et ce n’est même pas à cause de son maquillage pourri – vous sentez la catastrophe arriver.
L’Abruti en Chef – appelons ainsi le leader de ce merveilleux petit gang de puceaux – décide d’interpeller ses amis (qui sont donc de l’autre côté de la salle) en criant. Dans sa sa main, son portable est, bien sûr, allumé et lumineux. Ô, comme tout cela commence bien… Dans la salle, personne ne dit mot (courageux spectateurs), mais le petit merdeux semble sentir les vibrations négatives qui commencent à former un petit nuage flottant dans sa direction. Il prend donc l’initiative (toujours debout) de tourner sur lui-même en criant à la cantonade « je vous emmerde ! Je vous emmerde ! HAHAHA ! ».
Oh, malheureux. Chez vous, ce ne sont plus des vibrations négatives, mais des pulsions de mort. Pulsions qui ne doivent pas pulser très fort, parce que l’Abruti en Chef décide de s’asseoir sur la marche A COTE DE VOUS. Au bout de quelques secondes, il fait encore mieux – il s’appuie contre vous. Bien au chaud contre votre douillette épaule. Le portable toujours allumé.
OK. Il ne fait désormais aucun doute que Steven, le dieu du cinéma, vous envoie un signe assez clair. Il faut agir. Vous vous tournez donc vers l’animal à votre gauche et vous emparez de son téléphone portable, dans l’idée de le faire voler à travers la salle, comme vous en rêvez depuis des années. Le hic, c’est que le propriétaire dudit téléphone a la poigne ferme, et, même s’il n’a pas du anticiper votre action, il ne lâche certainement pas prise. Zut.
Super déception. Vous tirez, il tire, rien à faire, et en plus il proteste (comment ça, c’est normal ?). Vous vous redressez donc et, bien droite, vous vous tournez vers lui et déclamez quelque chose qui devait ressembler à « maintenant tu fermes ta gueule, tu éteins ton portable, et tu respectes le film et les gens qui le regardent. TU FERMES TA GUEULE ! ».
(Eh bien oui. Le problème avec les gens très gentils, c’est que quand ils finissent par exploser, ils explosent très fort. Et puis vous n’avez jamais prétendu être un modèle de politesse, d’abord).
L’Abruti en Chef a l’air surpris, mais ne se laisse pas faire. « Immonde damoiselle, comment osez-vous me parler ainsi ? Je n’ai point pour intention de sortir ! » (pour la compréhension du public, vous avez pris la liberté de traduire ses paroles en français).
Chez vous, le surmoi a disparu. Vous restez ferme – chose amusante, cela vous arrivez très rarement dans la vraie vie. « Maintenant tu sors. TU DEGAGES ! ». Si, si, vous l’avez fait. C’est très libérateur.
Bon, est-ce qu’à ce moment là, vous auriez vraiment du le frapper ? Tout le monde vous dira que non, votre cerveau le premier. Mais il l’avait cherché. Et puis ce n’était pas grand-chose, juste une petite tape éducative sur la tête, quoi…
L’avantage, c’est qu’avec l’effet de surprise, il n’a pas répondu. Ceci dit, il n’a pas bougé non plus, et a commencé à vous menacer, sans toutefois passer à l’acte – ce qui n’est peut-être pas plus mal, parce que vous auriez répondu, et même si vous vous seriez probablement fait lamentablement botter les fesses, vous auriez pu être très très très méchante. EH BEN OUAIS !
Finalement, vous lui avez simplement dit que s’il voulait jouer au con, il allait perdre, et vous êtes partie chercher le vigil, ce qui a eu pour effet immédiat de les faire fuir. Même pas drôle. Un doigt d’honneur et puis s’en vont.
Bon, vous passerez sur les détails (le personnel du cinéma qui ne veut plus vous laisser partir de peur que vous vous fassiez agresser, le jeu de cache-cache dans le centre commercial, le retour des abrutis dans le cinéma, etc etc), mais tout s’est bien terminé. Sans bagarre, en tous cas.
Trois choses, toutefois :
- les autres spectateurs n’ont pas moufté, du début à la fin. Et Dieu sait que vous n’avez pas chuchoté… Jusqu’où faudrait-il donc que ça aille ?
- Etre une fille, c’est drôle. Parce que, même en jouant la carte de l’honnêteté et en avouant au personnel que c’est plutôt vous qui l’avez touché, vous êtes « la jeune fille qui s’est fait agresser ». Intéressant.
(PERSONNE ne vous agresse ! Non mais oh !)
- Le meilleur endroit pour vous cacher d’une bande d’écervelés qui vous en veut, c’est définitivement une librairie. Ha, ha, ha !
(Pardon, madame la police ! Ne me mettez pas en prison pour ce billet ! Ce n’est pas une apologie de la violence et malgré les apparences, je suis très saine d’esprit !)
Des années que vous serrez les dents, que vous ne dites rien et que vous fantasmez en secret sur les mille sévices que vous pourriez faire subir aux sombres crétins qui parlent, crient, téléphonent dans les salles obscures. Ceux qui shootent en continu dans les fauteuils, qui décident de faire pleuvoir du pop-corn, voire même qui profitent du rang du fond pour une fellation (si, si).
Parce que nom de Zeux, on RESPECTE LE FILM !
Mais là… là… !
Vous étiez allée voir « Looper ».
Il faut savoir que les abrutis dans les salles de cinéma, c’est comme les envies de faire pipi ou le pop-corn bruyant : ça n’arrive jamais durant un film que vous n’avez pas envie de voir. Vous avez passé les heures les plus tranquilles de votre vie devant des longs-métrages fades et inintéressants ; le visionnage d’un grand film a toujours été une lutte acharnée pour la tranquillité – le plus grand luxe que vous offre votre carte illimitée, c’est celui de pouvoir partir si vous constatez qu’il n’y a plus de bonnes places, ou que la salle est remplie de dégénérés du bulbe.
Vous n’avez rien contre les salles pleines, non – les avants premières sont d’ailleurs souvent très agréables : la salle est, pour le coup, remplie d’un public désirant vraiment voir le film, et il n’y a rien de meilleur que de rire ou de crier en chœur.
Fin de la digression. Ce que vous essayez de dire, c’est qu’une séance de cinéma, ça relève du sacré. PARFAITEMENT !
« Looper », donc. Le tunnel de publicité passé, les lumières s’éteignent et le film commence. Et voilà, hop, quatre jeunes gens fort distingués entrent par la sortie et décident de s’inviter.
Qu’ils ne paient pas, vous vous en fichez comme de votre premier cours de vidéo – vous pourriez même presque trouver ça beau, en bonne naïve que vous êtes : « comme c’est émouvant, ces gens qui ont tellement envie de voir un bon film, et qui osent braver la loi pour faire triompher le cinéma ! »
Euh. Ouais. Ca doit surtout être parce qu’il fait plus chaud à l’intérieur.
Les voici donc qui se scindent en deux groupes, un à gauche, un à droite. Le premier groupe monte les escaliers et s’approche dangereusement de vous. Joseph Gordon-Levitt est à l’écran depuis une minute environ, mais vous n’arrivez pas à vous concentrer sur lui. Et ce n’est même pas à cause de son maquillage pourri – vous sentez la catastrophe arriver.
L’Abruti en Chef – appelons ainsi le leader de ce merveilleux petit gang de puceaux – décide d’interpeller ses amis (qui sont donc de l’autre côté de la salle) en criant. Dans sa sa main, son portable est, bien sûr, allumé et lumineux. Ô, comme tout cela commence bien… Dans la salle, personne ne dit mot (courageux spectateurs), mais le petit merdeux semble sentir les vibrations négatives qui commencent à former un petit nuage flottant dans sa direction. Il prend donc l’initiative (toujours debout) de tourner sur lui-même en criant à la cantonade « je vous emmerde ! Je vous emmerde ! HAHAHA ! ».
Oh, malheureux. Chez vous, ce ne sont plus des vibrations négatives, mais des pulsions de mort. Pulsions qui ne doivent pas pulser très fort, parce que l’Abruti en Chef décide de s’asseoir sur la marche A COTE DE VOUS. Au bout de quelques secondes, il fait encore mieux – il s’appuie contre vous. Bien au chaud contre votre douillette épaule. Le portable toujours allumé.
OK. Il ne fait désormais aucun doute que Steven, le dieu du cinéma, vous envoie un signe assez clair. Il faut agir. Vous vous tournez donc vers l’animal à votre gauche et vous emparez de son téléphone portable, dans l’idée de le faire voler à travers la salle, comme vous en rêvez depuis des années. Le hic, c’est que le propriétaire dudit téléphone a la poigne ferme, et, même s’il n’a pas du anticiper votre action, il ne lâche certainement pas prise. Zut.
Super déception. Vous tirez, il tire, rien à faire, et en plus il proteste (comment ça, c’est normal ?). Vous vous redressez donc et, bien droite, vous vous tournez vers lui et déclamez quelque chose qui devait ressembler à « maintenant tu fermes ta gueule, tu éteins ton portable, et tu respectes le film et les gens qui le regardent. TU FERMES TA GUEULE ! ».
(Eh bien oui. Le problème avec les gens très gentils, c’est que quand ils finissent par exploser, ils explosent très fort. Et puis vous n’avez jamais prétendu être un modèle de politesse, d’abord).
L’Abruti en Chef a l’air surpris, mais ne se laisse pas faire. « Immonde damoiselle, comment osez-vous me parler ainsi ? Je n’ai point pour intention de sortir ! » (pour la compréhension du public, vous avez pris la liberté de traduire ses paroles en français).
Chez vous, le surmoi a disparu. Vous restez ferme – chose amusante, cela vous arrivez très rarement dans la vraie vie. « Maintenant tu sors. TU DEGAGES ! ». Si, si, vous l’avez fait. C’est très libérateur.
Bon, est-ce qu’à ce moment là, vous auriez vraiment du le frapper ? Tout le monde vous dira que non, votre cerveau le premier. Mais il l’avait cherché. Et puis ce n’était pas grand-chose, juste une petite tape éducative sur la tête, quoi…
L’avantage, c’est qu’avec l’effet de surprise, il n’a pas répondu. Ceci dit, il n’a pas bougé non plus, et a commencé à vous menacer, sans toutefois passer à l’acte – ce qui n’est peut-être pas plus mal, parce que vous auriez répondu, et même si vous vous seriez probablement fait lamentablement botter les fesses, vous auriez pu être très très très méchante. EH BEN OUAIS !
Finalement, vous lui avez simplement dit que s’il voulait jouer au con, il allait perdre, et vous êtes partie chercher le vigil, ce qui a eu pour effet immédiat de les faire fuir. Même pas drôle. Un doigt d’honneur et puis s’en vont.
Bon, vous passerez sur les détails (le personnel du cinéma qui ne veut plus vous laisser partir de peur que vous vous fassiez agresser, le jeu de cache-cache dans le centre commercial, le retour des abrutis dans le cinéma, etc etc), mais tout s’est bien terminé. Sans bagarre, en tous cas.
Trois choses, toutefois :
- les autres spectateurs n’ont pas moufté, du début à la fin. Et Dieu sait que vous n’avez pas chuchoté… Jusqu’où faudrait-il donc que ça aille ?
- Etre une fille, c’est drôle. Parce que, même en jouant la carte de l’honnêteté et en avouant au personnel que c’est plutôt vous qui l’avez touché, vous êtes « la jeune fille qui s’est fait agresser ». Intéressant.
(PERSONNE ne vous agresse ! Non mais oh !)
- Le meilleur endroit pour vous cacher d’une bande d’écervelés qui vous en veut, c’est définitivement une librairie. Ha, ha, ha !
(Pardon, madame la police ! Ne me mettez pas en prison pour ce billet ! Ce n’est pas une apologie de la violence et malgré les apparences, je suis très saine d’esprit !)
vendredi 2 novembre 2012
lundi 15 octobre 2012
Vivante, et prête à faire chier le monde.
Une fois n’est pas coutume, vous n’avez pas pu poster récemment car vous étiez très, très occupée – cinématographiquement occupée !
Non, vous n’étiez pas au trente-sixième dessous, en train de broyer du noir tout en sacrifiant des bébés animaux dans l’espoir de faire décoller votre carrière en vendant votre âme à Satan. Vous n’avez pas été kidnappée, violée et enterrée dans la forêt par un pervers quelconque, organisateur d’obscurs petits festivals n’ayant d’autres objectifs que de favoriser les rencontres avec des actrices à la fesse facile.
Ceci dit, vous n’étiez pas non plus à Hollywood, occupée à signer des contrats juteux avec des producteurs bedonnants autour d’une salade à soixante dollars – ne nous emballons pas.
Voici donc un résumé non-exhaustif de ces dernières semaines.
Vous avez réalisé votre deuxième clip, et, au passage, bon nombre de vos fantasmes de mise en scène : morts-vivants, scènes dansées, chorégraphies, et surtout références à tout ce que vous aimez, de « Jurassic Park » aux slashers des années quatre-vingt dix. Rien que d’y penser, vous en ronronnez encore.
Vous aviez toujours rêvé de faire du clip, et c’est encore mieux que ce que vous imaginiez. Alors certes, vous n’avez pas une grosse maison de disques derrière vous, et vous jouissez donc d’une certaine liberté (et, accessoirement, de zéro budget, mais on ne peut pas tout avoir). Mais tout de même ! Travailler en musique est un exercice absolument jubilatoire. Et puis, soyons honnêtes – ce n’est pas forcément déplaisant de travailler sans prise de son. On gagne un temps fou, et vous pouvez vous permettre de diriger vos comédiens pendant que la caméra tourne, ce qui s’avère positivement délicieux. Tout le monde n’a pas la chance de pouvoir dire à son acteur principal « oui, vas-y, maintenant, titille-lui le moignon ! Parfait ! Et lèche-le, pour voir ? Super, maintenant tu danses le tango ! ».
Profitons en pour faire une parenthèse « ingé son » : vous avez adoré travailler sans prise de son, mais vous n’avez absolument rien contre les ingénieurs du son, que cela soit clair ; et puis, ce n’est pas vous qui avez inventé le célèbre dicton « quelle est la différence entre Dieu et un ingénieur du son ? Dieu, lui, ne se prend pas pour un ingénieur du son ».
(Pardon, mais vous vous deviez de l’écrire un jour).
Tous les ingénieurs du son avec lesquels vous avez travaillé récemment étaient adorables. Certes, l’un d’entre eux aime à raconter qu’il est agent secret et qu’il sauve régulièrement des jeunes femmes en détresse dans les pays en guerre, et l’autre s’est visiblement donné pour objectif de tenter sa chance avec toute votre équipe, de la stagiaire à peine majeure à la scripte mère de famille. Cela n’enlève rien à leur professionnalisme et à leur gentillesse… ça contribue simplement un peu plus au mythe.
Revenons-en à nos animaux laineux à quatre pattes (ou à trois, ou plus, mais alors dans un bocal avec du formol, ce qui est tout de même moins glamour, quoique plus rigolo).
Le problème des clips, c’est que ça reste un produit de commande. Vous n’avez donc PAS le final cut. C’est affreux – vous n’arrivez pas à vous y faire. Lorsque l’on change un plan, un seul, dans votre montage, c’est comme si l’on vous coupait un bras et que l’on vous le greffait dans l’oreille, ni plus ni moins.
Vous en rêvez la nuit et la première chose qui vous vient à l’esprit le matin est un gros juron.
Plus vous avancez dans ce métier et plus vous acquérez la certitude que tous les réalisateurs meurent à quarante ans d’une crise cardiaque (Spielberg ne compte pas, il n’est pas humain. C’est un dieu, tout le monde sait ça).
Vous avez également pris des vacances, il faut bien l’avouer, travaillé comme hôtesse d’accueil (vous ne vous êtes en effet toujours pas résolue à épouser un vieux milliardaire libidineux), travaillé comme seconde assistante sur un court-métrage, travaillé comme hôtesse d’accueil, aidé à l’organisation d’un festival de court-métrages, et travaillé comme hôtesse d’accueil… oui, cette répétition est malheureusement volontaire.
Vous êtes par ailleurs une très mauvaise hôtesse d’accueil, puisque vous consacrez vos heures de travail à rédiger une note de blog géante où vous racontez votre petite vie alors que cela ne va MEME PAS changer la face du monde.
Bref, vous voici de retour, et une fois n’est pas coutume (bis), vous fourmillez de projets, et espérez donc nourrir prochainement ce petit site avec plein d’anecdotes sur cette chose bizarre, absurde, difficile, parfois vaine mais toujours fantastique qu’est le métier de réalisateur.
PS à l’ami lecteur : aucun rapport, mais saches, ô fidèle visiteur, que ce blog est en lice pour les Golden Blog Awards ! Pour le vote, c’est ici, avec ma reconnaissance éternelle: http://www.golden-blog-awards.fr/blogs/je-veux-faire-du-cinema-mais-je-n-y-arrive-pas.html
(oui, Blogspot rechigne à m'afficher le lien, alors vous êtes obligés de copier-coller, je fais au mieux pour réparer ça, ARG)
Non, vous n’étiez pas au trente-sixième dessous, en train de broyer du noir tout en sacrifiant des bébés animaux dans l’espoir de faire décoller votre carrière en vendant votre âme à Satan. Vous n’avez pas été kidnappée, violée et enterrée dans la forêt par un pervers quelconque, organisateur d’obscurs petits festivals n’ayant d’autres objectifs que de favoriser les rencontres avec des actrices à la fesse facile.
Ceci dit, vous n’étiez pas non plus à Hollywood, occupée à signer des contrats juteux avec des producteurs bedonnants autour d’une salade à soixante dollars – ne nous emballons pas.
Voici donc un résumé non-exhaustif de ces dernières semaines.
Vous avez réalisé votre deuxième clip, et, au passage, bon nombre de vos fantasmes de mise en scène : morts-vivants, scènes dansées, chorégraphies, et surtout références à tout ce que vous aimez, de « Jurassic Park » aux slashers des années quatre-vingt dix. Rien que d’y penser, vous en ronronnez encore.
Vous aviez toujours rêvé de faire du clip, et c’est encore mieux que ce que vous imaginiez. Alors certes, vous n’avez pas une grosse maison de disques derrière vous, et vous jouissez donc d’une certaine liberté (et, accessoirement, de zéro budget, mais on ne peut pas tout avoir). Mais tout de même ! Travailler en musique est un exercice absolument jubilatoire. Et puis, soyons honnêtes – ce n’est pas forcément déplaisant de travailler sans prise de son. On gagne un temps fou, et vous pouvez vous permettre de diriger vos comédiens pendant que la caméra tourne, ce qui s’avère positivement délicieux. Tout le monde n’a pas la chance de pouvoir dire à son acteur principal « oui, vas-y, maintenant, titille-lui le moignon ! Parfait ! Et lèche-le, pour voir ? Super, maintenant tu danses le tango ! ».
Profitons en pour faire une parenthèse « ingé son » : vous avez adoré travailler sans prise de son, mais vous n’avez absolument rien contre les ingénieurs du son, que cela soit clair ; et puis, ce n’est pas vous qui avez inventé le célèbre dicton « quelle est la différence entre Dieu et un ingénieur du son ? Dieu, lui, ne se prend pas pour un ingénieur du son ».
(Pardon, mais vous vous deviez de l’écrire un jour).
Tous les ingénieurs du son avec lesquels vous avez travaillé récemment étaient adorables. Certes, l’un d’entre eux aime à raconter qu’il est agent secret et qu’il sauve régulièrement des jeunes femmes en détresse dans les pays en guerre, et l’autre s’est visiblement donné pour objectif de tenter sa chance avec toute votre équipe, de la stagiaire à peine majeure à la scripte mère de famille. Cela n’enlève rien à leur professionnalisme et à leur gentillesse… ça contribue simplement un peu plus au mythe.
Revenons-en à nos animaux laineux à quatre pattes (ou à trois, ou plus, mais alors dans un bocal avec du formol, ce qui est tout de même moins glamour, quoique plus rigolo).
Le problème des clips, c’est que ça reste un produit de commande. Vous n’avez donc PAS le final cut. C’est affreux – vous n’arrivez pas à vous y faire. Lorsque l’on change un plan, un seul, dans votre montage, c’est comme si l’on vous coupait un bras et que l’on vous le greffait dans l’oreille, ni plus ni moins.
Vous en rêvez la nuit et la première chose qui vous vient à l’esprit le matin est un gros juron.
Plus vous avancez dans ce métier et plus vous acquérez la certitude que tous les réalisateurs meurent à quarante ans d’une crise cardiaque (Spielberg ne compte pas, il n’est pas humain. C’est un dieu, tout le monde sait ça).
Vous avez également pris des vacances, il faut bien l’avouer, travaillé comme hôtesse d’accueil (vous ne vous êtes en effet toujours pas résolue à épouser un vieux milliardaire libidineux), travaillé comme seconde assistante sur un court-métrage, travaillé comme hôtesse d’accueil, aidé à l’organisation d’un festival de court-métrages, et travaillé comme hôtesse d’accueil… oui, cette répétition est malheureusement volontaire.
Vous êtes par ailleurs une très mauvaise hôtesse d’accueil, puisque vous consacrez vos heures de travail à rédiger une note de blog géante où vous racontez votre petite vie alors que cela ne va MEME PAS changer la face du monde.
Bref, vous voici de retour, et une fois n’est pas coutume (bis), vous fourmillez de projets, et espérez donc nourrir prochainement ce petit site avec plein d’anecdotes sur cette chose bizarre, absurde, difficile, parfois vaine mais toujours fantastique qu’est le métier de réalisateur.
PS à l’ami lecteur : aucun rapport, mais saches, ô fidèle visiteur, que ce blog est en lice pour les Golden Blog Awards ! Pour le vote, c’est ici, avec ma reconnaissance éternelle: http://www.golden-blog-awards.fr/blogs/je-veux-faire-du-cinema-mais-je-n-y-arrive-pas.html
(oui, Blogspot rechigne à m'afficher le lien, alors vous êtes obligés de copier-coller, je fais au mieux pour réparer ça, ARG)
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